Un toit vert sur ma résidence

 

En ville, les toits verts peuvent être une solution d’accès à la verdure et aux plaisirs de jardiner. Ceux-ci peuvent même nous faire économiser en chauffage et en climatisation. On entend souvent parler d’eux et de leurs bienfaits mais bien souvent ceux-ci sont installés sur des immeubles commerciaux ou institutionnels.

C’est que la construction d’un toit vert résidentiel ne va pas nécessairement de soi. Le toit doit avoir des caractéristiques particulières : pensons au poids de la terre (sèche et aussi, imbibée d’eau de pluie), à l’étanchéité de la toiture, à l’accès sécuritaire. Depuis 2015, la RBQ (Régie du bâtiment du Québec) a même réglementé la construction de ceux-ci.

Installer un toit vert sur une résidence impose plusieurs points à considérer qui peuvent faire monter la facture :

Le toit est-il assez solide (Selon Écohabitation, la terre imbibée d’eau pèse 100lb/pi2) ? Si non, comment le solidifier ?
Le revêtement du toit est-il bien étanche ? Devons-nous le changer ?
Avons-nous un accès sécuritaire ?
Avons-nous besoin d’un permis de notre municipalité ? Quels sont les règlements de notre municipalité ?
Notre assureur demande-t-il une certification particulière ?
Quelles plantes seront bien adaptées aux conditions de vent et de sécheresse ?

Il est certain qu’il est plus facile de prévoir l’implantation d’un toit végétalisé dans un projet de construction d’une maison neuve, ou encore de l’ajout d’un étage à une maison déjà construite.

Les municipalités ont plusieurs raisons d’encourager leur construction : diminution des ilots de chaleur, diminution de l’écoulement de l’eau de pluie dans les égouts (ce qui encombre les centrales de traitement des eaux). Souhaitons qu’elles développent des mesures incitatives pour en faciliter leur implantation.

Avis aux intéressés : la création d’un toit végétal est présentement admissible au programme de subvention RénoVert. Profitons-en !

Des liens utiles:

Avantages et désavantages

RénoVert